Ministère de l'Environnement et du Développement Durable


 

Le BACoMaB

BACoMaB Trust Fund, Fonds Fiduciaire du Banc d’Arguin et de la Biodiversité Côtière et Marine, est un mécanisme de financement durable créé en 2009 pour préserver l’exceptionnel capital naturel et humain du littoral et de la mer mauritaniens.

BACoMaB est une Fondation de droit anglais, reconnue « Œuvre de bienfaisance » au Royaume Uni, avec un accord de siège lui permettant d’exercer ses activités en Mauritanie, où elle est reconnue d’utilité publique depuis décembre 2010.

Le capital du BACoMaB provient de l’appui sectoriel des accords de pêche entre l’Etat Mauritanien et l’Union Européenne,de la Coopération financière Allemande (KFW), de la Fondation Suisse MAVA, de l’Agence Française de Développement (AFD) et du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Ce capital est investi sur les marchés financiers éthiques et socialement responsables, générant des bénéfices qui sont utilisés pour financer durablement des activités de conservation et développement durable au bénéfice des Aires Marines protégées en Mauritanie.

La mer et la côte mauritaniennes sont reconnues comme étant des plus productives au monde. Elles contiennent des habitats marins et côtiers singuliers (canyons, récifs coralliens, vasières, herbiers, mangroves et autres), support d’une très grande diversité biologique.

Le changement climatique et la pression croissante des activités humaines (pêche intensive, transport maritime, exploration/exploitation pétrolière offshore, exploitation minière en périphérie de la zone littorale, développement urbain) sur la zone marine et côtière en Mauritanie, constituent des menaces potentielles importantes à la biodiversité et au développement économique durable du pays.

Objectifs

Sur tous les sites bénéficiaires, les activités subventionnées par le fonds fiduciaire BACoMaB visent à:

  • Promouvoir la conservation, la protection et l’amélioration de l’environnement physique et naturel, du Parc National du Banc d’Arguin, du Parc National du Diawling et d’autres zones côtières et marines en Mauritanie

  • Promouvoir, au profit des populations, le développement durable des « zones bénéficiaires » par :

     • La préservation, la conservation et la protection de l’environnement et l’utilisation raisonnable des ressources naturelles des zones bénéficiaires

     • La diminution de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations résidant dans les zones bénéficiaires

     • La promotion des moyens de développement économiques durables et la régénération des zones bénéficiaires

     • Promouvoir l’éducation des populations dans le domaine de la biodiversité, de la conservation et de la gestion durable des zones bénéficiaires.

Le Fonds BACoMaB vise aussi à promouvoir la transparence, la responsabilité financière et la gouvernance des aires protégées.

LES FONDS FIDUCIAIRES POUR LA CONSERVATION

Les Fonds Fiduciaires pour la Conservation (FFC) sont des mécanismes financiers qui mobilisent des capitaux importants dans le but de générer des revenus financiers réguliers et sur le long terme, réinvestis au profit de la  gestion des aires protégées et/ou de programmes de conservation de la biodiversité.

Les FFC doivent être considérés comme des mécanismes complémentaires et additionnels, garantissant une pérennité financière, mais ne pouvant, en aucun cas, se substituer aux budgets propres des Etats bénéficiaires ni aux autres sources traditionnelles de financement de la conservation : projets, paiements des services environnementaux, donations publiques et privées,  etc.

Ils investissent des capitaux sur les marchés financiers éthiques et socialement responsables. Les revenus de ces investissements sont utilisés pour financer des projets de conservation et de développement durable.

Exemples dans le monde

A ce jour, plus de 50 FFC ont été établis à travers le monde. Ils sont principalement soutenus et capitalisés par des subventions de grands bailleurs de fonds internationaux au rang desquels le GEF, l’USAID, le BMZ (KfW/GIZ), le FFEM et l’AFD, d’ONG internationales comme le WWF et Conservation International et des fondations privées.  En dehors de ces donations « directes », d’autres instruments financiers alimentent les fonds fiduciaires, comme la conversion de dettes (échanges dette/nature), les marchés de compensation du carbone et les paiements des services écosystémiques. Si l’on ajoute les dons individuels et d’entreprises, plus de 810 millions de dollars US seraient actuellement gérés par des FFC.

En Afrique, les FFC créés avant 2002 se situent dans des pays anglophones (à l’exception de Tany Meva à Madagascar). Aujourd’hui, on dénombre une quinzaine de FFC effectivement établis sur le continent (et 5 à 6 en cours de création), réunis au sein du réseau CAFE  (Consortium Africains des Fonds Environnementaux), créé en septembre 2011 pour renforcer leur efficacité par l’échange d’expériences et de bonnes pratiques.

Les objectifs des FFC

Les FFC sont des institutions complexes dont le principal objectif demeure la conservation de la biodiversité et le développement durable. Au-delà de la gestion des capitaux, ils contribuent de manière significative ou jouent, dans leur pays, un rôle de leadership en matière de conservation de la biodiversité :

Levée de fonds publics et privés pour soutenir la gestion des aires protégées et le développement d’approches innovantes de conservation de la biodiversité.

Renforcement des capacités institutionnelles de gestion environnementale.

Soutien aux politiques environnementales gouvernementales, à leur continuité et leur intégration dans les priorités stratégiques du pays.

Création de nouvelles aires protégées et/ou extension des existantes.

Etablissement de systèmes efficaces de gestion des aires protégées.

Développement et renforcement des ONG, et implication des communautés locales. Augmentation des efforts de conservation à travers des partenariats public-privé durables.

Les FFC peuvent  également contribuer au renforcement de la société civile ainsi qu’à l’amélioration de la transparence, de la responsabilité financière et de la gouvernance des aires protégées.

La Mauritanie, bénéficiaire unique du BACoMaB, a été aussi chronologiquement le premier contributeur à la capitalisation du fonds avec un engagement au 31/12/2014 de 2,8 millions euro. Cette contribution de la Mauritanie, issue du financement de ses accords de pêche avec l’Union Européenne, est une démarche exemplaire pour l’Afrique.

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B.P : 1666, 2222 Nouakchott - Mauritanie

 

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